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Trénelle-Citron, mémoires et histoire

Soucieuse de préserver et de valoriser la connaissance de l’histoire et du patrimoine d’un quartier emblématique de Fort-de-France, Trénelle-Citron-Grosse Roche, les Archives Départementales de la Martinique et la BNPM ont lancé le projet de « Mémoires et histoire de Trénelle-Citron-Grosse Roche, parcours dans le patrimoine d’un quartier emblématique de Fort de France ». Ce projet s’inscrit dans une volonté patrimoniale ancienne exprimée par les habitants, les acteurs de la culture et du patrimoine martiniquais et l’ensemble des publics, érudits, amateurs, scolaires ou simples touristes, inquiets de voir disparaître les porteurs et les lieux de mémoire d’une période clé pour l’histoire urbaine et sociale de Fort de France et plus généralement pour l’histoire contemporaine de la Martinique.

À ce titre, les Archives Départementales et la BNPM m'ont mandaté pour réaliser une série de photographies sur les habitants, les lieux, les bâtiments, les paysages et les métiers emblématiques du quartier.

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5 septembre 2013

Gens d’ailleurs

Si vous vous rendez à la région ces jours-ci,  vous ne pourrez pas la rater. Du 13 au 30 août une série de photographies intitulée « Gens d’ailleurs » sera exposée sur les murs de l’Agora de l’Hôtel de Région aux horaires d’ouverture.


En réalisant ce reportage sur le parcours des populations immigrées en Martinique pour l’AADPAS (Association pour l’Accompagnement, le Développement et la Promotion de l’Action Sociale), j'ai découvert avec surprise la diversité de leurs origines. Les communautés haïtiennes, dominicaines et sainte-luciennes sont les plus nombreuses, mais les gens d’ailleurs viennent aussi du Vénézuéla, d’Ethiopie, de Chine, d’Inde ou du Brésil et même du Japon. Au total, plus de 6000 personnes de 115 nationalités sont présentes sur le territoire martiniquais. Chaque immigré a son histoire: les raisons qui conduisent à l’immigration sont très variées : économiques ou politiques le plus souvent, les causes sont aussi familiales ou professionnelles.

Dénonçant les préjugés, mon travail naît de rencontres, d’échanges et de partage. Il est un hymne à la vie et à la beauté des différences qui donnent force et authenticité au groupe.  

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10 août 2013

POP

POP
[abr.] polluant organique persistant

Ken n’a pas 30 ans. Il est serveur. Depuis quelques mois, il doit porter du matin au soir un masque pour se protéger des particules toxiques qui se sont répandues dans l’air. « C’est une question d’habitude, entend-on dire. Bientôt on ne le remarquera même plus... » Ken, lui, ne s’y fait pas à ce masque inamovible. Il reste silencieux : mais dans son regard se lit le long cri d’une vie-agonie.

Je joue de l’ambiguïté dans cette série : ancrée dans le réel, elle entraîne le spectateur dans un imaginaire d’autant plus inquiétant qu’il est familier. On suit un personnage dans son quotidien, comme infiltré. Le cadrage accentue le caractère dramatique de la série : le modèle est placé au centre de l’image et fixe frontalement l’objectif. D’une photographie à l’autre, l’homogénéité de la forme martèle l’alerte : CAUTION ! zone P.O.P

Cette série fait partie d'un projet collectif (M4SK) réalisé avec Jean-Baptiste Barret, Robert Charlotte et Frédéric Lagnau.

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2 août 2013

Une saison au Pitt

Une passion pour les combats ? Un engagement pour la cause des coqs ?

Non, ce récit photographique est née de la magie des rencontres et de la volonté de raconter l’histoire d’une tradition qui se perpétue depuis des siècles dans l’arc Caribéen. Ma première rencontre, décisive, a eu lieu avec Michel Tondellier, sociologue à l’Université des Antilles et de la Guyane. Michel venait de commencer, en janvier 2011, une série de notes d’observations sur les combats de coqs en Martinique, dans le Pitt Malgré Tout à Saint Pierre. Il m’a alors proposé d’y faire un tour et c’est là où j’ai rencontré les premiers coqueleurs et ou j’ai découvert un univers qui allait bien au-delà des scènes de combats et des transactions monétaires. J’ai tout de suite été fasciné par l’ambiance des lieux et par la complexité des enjeux et des rapports entre les hommes et leur relation à leurs animaux. Grâce aux rencontres qu’avait déjà faites Michel, j’ai très vite pu réaliser mes premières photographies. Nous avons ensuite partagé de nombreuses journées, sur deux saisons, avec Antoine, Olivier, Maturin, Emmanuel et tous les férus de combats de coqs ; dans les arènes, sur les gradins, dans les loges, au bar, et dans les salles de jeux des pitts mais aussi dans les écuries et dans l’intimité des coqueleurs. Mes photographies mettent en lumière ces ambiances, ces vies et cette passion qui lie les hommes à leurs animaux. Cette relation « homme/coq » a lieu au quotidien, pendant les entraînements et les soins puis dans les pitts lors des nombreuses séances qui sont organisées jusqu’à quatre fois par semaine dans plusieurs communes du territoire martiniquais. Le récit photographique que je propose est l’histoire d’une vie ; une passion qui se transmet de génération en génération. 

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5 juillet 2013